Pour le néophyte, l’univers du trail running est franchement nébuleux. Entre course de montagne, trail court, trail long, ultra, urban trail et trail blanc, il y a de quoi avoir envie de reprendre les bonnes vieilles baskets de route pour retrouver les jalons rassurants d’un 10 km ou d’un semi-marathon. Pour simplifier un peu les choses, on peut différencier ces disciplines à l’aide d’additions. Bienvenue au pays du trail mathématique !

  • La course de montagne

La définition qu’en donne la FFA est claire et précise :

« Les courses en montagne font partie des ‘‘courses de pleine nature’’. Ce sont des épreuves en milieu montagnard, présentant un minimum de dénivelé de 500 mètres et un écart minimum entre point bas et point haut de 300 mètres. Il est recommandé aux organisateurs de restreindre la distance à une durée de 1 heure à 1 heure 15 pour les premiers, respectant en cela le format ‘‘athlétique’’ de cette discipline organisée au niveau mondial, et surtout d’éviter tout passage dangereux ou sol instable. »

Le coureur de montagne doit être complet : qualités de vitesse, capacité de grimpe, aisance en descente.

COURSE DE MONTAGNE = VITESSE + TECHNIQUE + VOLUME MOYEN D’ENTRAINEMENT

SZ

  • Le trail court

Là encore, la FFA propose une définition officielle : il s’agit des épreuves dont la distance est comprise entre 21 et 41 km, avec une dénivelée positive généralement supérieure à 1000 m.

Le coureur de trail court doit posséder sensiblement les mêmes qualités que le coureur de montagne.

TRAIL COURT = VITESSE + VOLUME MOYEN D’ENTRAÎNEMENT

  • Le trail long

Sous cette dénomination, se cache une vaste palette d’épreuves. La FFA estime qu’un trail peut être qualifié de long dès lors que sa distance est comprise entre 42 et 80 km.

On comprend vite que les qualités requises pour couvrir la distance d’un marathon avec dénivelée diffèrent des capacités nécessaires pour avaler 80 km en montagne ! Les seuls paramètres athlétiques habituels ne suffisent plus. Il faut aussi tenir compte de la force mentale, de la résistance physique, de la gestion de l’alimentation et de l’hydratation.

TRAIL LONG = MENTAL + VOLUME ELEVE D’ENTRAÎNEMENT + GESTION DE L’ALIMENTATION EN COURSE + CAPACITE DE L’ORGANISME A SUPPORTER UN EFFORT DE LONGUE DUREE

  • L’ultratrail

A la mode, l’ultra lance des défis plutôt fous aux trailers : courir une centaine de kilomètres (voire bien davantage) en montagne. Incarné par le mythique UTMB, ce type d’épreuve exige bien d’autres qualités que la seule capacité à courir. Disponibilité pour s’entraîner, mental d’acier, gestion précise de l’alimentation en course, gestion du matériel… Un ultra, ça ne s’improvise vraiment pas !

ULTRATRAIL = MENTAL + VOLUME TRES ELEVE D’ENTRAÎNEMENT + GESTION DE L’ALIMENTATION EN COURSE + GESTION DU MATERIEL EN COURSE + ACCEPTATION DE LA MARCHE

  • L’urban trail

A priori contradictoire avec l’esprit fondateur du trail (évoluer en pleine nature sur un parcours accidenté), l’urban trail rencontre toutefois un franc succès depuis plusieurs années. Le principe ? Imaginer des itinéraires en ville en sillonnant les espaces verts, les volées d’escaliers, les buttes…

Exigeant, l’urban trail nécessite habileté, rapidité, capacité à changer de rythme et puissance. Sur ces parcours nerveux, les coureurs rapides et costauds sur le plan musculaire se font plaisir !

URBAN TRAIL = VELOCITE + RESISTANCE + ADRESSE + CAPACITE DE RELANCE

  • Le trail blanc

Comme son petit nom l’indique, le trail blanc consiste à courir un trail sur neige. L’originalité (qui est aussi une difficulté) de ce type d’épreuve tient évidemment à son terrain. Neige épaisse ou croûtée, zones verglacées, appuis instables, froidure… les conditions de course sont franchement différentes des trails habituels ! Elles impliquent d’ailleurs une dépense d’énergie accrue et peuvent accroître le risque de blessure.

TRAIL BLANC = ENTRAÎNEMENT SUR LA NEIGE + PUISSANCE MUSCULAIRE + GESTION DU FROID

Bien évidemment, ces additions de paramètres simplifient à outrance les qualités requises pour chaque discipline. Leur avantage ? Elles permettent de mieux cerner les différences entre les composantes de la nébuleuse qu’est le trail running. Et encore, on ne parle pas ici du skyrunning, du kilomètre vertical, du trail des sables et du trail par étapes… La suite (peut-être) au prochain épisode !  😉

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