Matterhorn Ultraks : toujours aussi somptueux !

Comme vous le savez puisque vous me suivez fidèlement depuis des années (ha ha ha !), je ne suis guère adepte des comptes rendus de course qui détaillent par le menu chaque kilomètre parcouru. Mais j’enfreins parfois ma ligne éditoriale (c’est l’avantage d’un blog : on est auteur-rédacteur-en-chef, donc on y écrit ce que l’on veut !) lorsque je ressens l’impérieuse nécessité de vous faire partager une expérience ou une émotion liées à une course. Je vous ai certes déjà parlé du Matterhorn Ultraks à plusieurs reprises, mais je ne résiste pas à l’envie de vous en parler encore…

La même magie

Voilà trois ans que j’effectue mon petit pèlerinage à Zermatt, chaque fin août, à l’occasion du Matterhorn Ultraks. J’ai connu cet événement grâce à mon travail pour le magazine Zatopek et j’ai pu me rend14064145_10154576792659155_2380114443285042497_nre sur la manifestation en 2014 en tant que journaliste. Comme souvent, j’en ai profité pour courir aussi, histoire de découvrir l’épreuve de l’intérieur. Cette première sur les sentiers de Zermatt a été un véritable coup de foudre. Je suis tombée amoureuse du Cervin qui me fascine littéralement ! Il faut croire que j’étais alors totalement subjuguée car j’ai réussi à décrocher une jolie 4e place cette année-là sur le 30K. Performance que je n’ai pas réussi à réitérer en 2015, en manque cruel d’entraînement. Je terminais alors 8e du 30K.

Cette année, toujours en mode journaliste-athlète, je suis donc retournée avec une joie intense à Zermatt : la perspective de revoir le Matterhorn me remplissait d’allégresse. Et puis il faut dire aussi que l’organisation du trail me loge toujours dans des hôtels sympas et que Zermatt est une station très jolie avec ses chalets, ses ruelles, ses énormes géraniums, ses boutiques rutilantes et son absence totale de véhicules à moteur. Bref, me voilà à Zermatt pour la troisième année consécutive avec, au menu sportif, l’épreuve de 17 km et 1100 m D+ à avaler samedi matin.

Se réveiller et regarder le ciel. Gris, gris, gris. Pas encore de pluie, mais la couleur des nuages ne laisse guère d’espoir. Petit-déjeuner en jetant un œil à tout ce qui fait « l’exotisme » de la Suisse pour un Français : l’Ovomaltine, le gruyère, le pain noir du Valais… Puis s’échauffer tranquillement avant de rejoindre le centre du village où règne déjà une belle ambiance. Nous sommes 770 au départ de ce 16K. Ludovic Collet et son collègue suisse chauffent les coureurs et le public, l’impatience monte lentement et quelques frissons courent sur ma peau. C’est décidément toujours aussi magique de vivre ces départs au cœur de Zermatt !

14067580_10154576792804155_4740613917140523626_n

Morale de l’histoire : ne jamais rien lâcher

Pour faire bref, ma course sera mitigée. Comme le ciel ! Si nous partons sous les nuages, nous allons bientôt essuyer une bonne pluie. Première ascension : ma prestation est minable, je ne cesse de me faire dépasser. Je ne sais même plus quelle est ma place et, entre nous, je m’en fiche un peu. A Sunnegga, je grappille déjà deux places féminines car les deux filles s’arrêtent au ravitaillement – et pas moi, comme à mon habitude. Donc première leçon de cette épreuve : mieux vaut avoir son propre ravitaillement sur soi, on gagne un temps précieux ! Reboostée, je relance et ne cesse d’accélérer jusqu’à l’arrivée. La descente finale de 8 km devient un terrain de jeu où je m’amuse comme une folle et où je dépasse des filles et des gars, encore et encore… A moins d’un kilomètre de l’arrivée, je vois une concurrente non loin devant moi. Passage à la vitesse supérieure. Je la dépasse à 600 m de l’arrivée. Elle s’exclame : « Oh nooooon ! » Essaie de me suivre. En vain. Dans la ruelle qui monte dans le centre du village, j’aperçois une autre fille. Je relance. Je la rejoins à 100 m de la ligne. Elle ne se laisse pas faire, elle sprinte ! J’échoue à un mètre derrière elle, complètement rincée. Deuxième leçon de cette course : rien n’est jamais acquis (ou perdu) jusqu’à la ligne d’arrivée. Finalement, à ma grande surprise, je termine troisième de ce 16K alors que je pensais être seulement dans le top 10. Bon, la première me met quand même 20 minutes dans la vue… mais elle est toute jeune, elle !  😉

14068071_10154576794414155_197239939509591487_n

Si je tenais à vous parler de cette édition 2016 du Matterhorn Ultraks, c’est donc pour vous transmettre plusieurs messages :

  • D’abord, privilégiez votre propre ravitaillement et ne comptez sur celui de la course qu’en deuxième option. Non seulement cela peut permettre de gagner quelques places (pour autant que vous recherchiez la performance), mais cela permet aussi de pallier à tout imprévu et surtout de savoir ce que vous buvez et mangez pendant votre effort.
  • Ensuite, ne renoncez jamais ! Si vous traversez une mauvaise passe, courbez l’échine, attendez que l’orage passe… et sautez sur la moindre occasion pour retrouver de la motivation et repartir de l’avant, quelles que soient votre place et vos sensations. Rien n’est jamais perdu ou gagné avant que la ligne d’arrivée soit franchie !
  • Enfin, même si Zermatt reste une destination onéreuse pour nous, Français, n’hésitez pas à programmer le Matterhorn Ultraks au moins une fois dans votre carrière de trailer : je vous assure que vivre cet événement en vaut la peine et que courir face au Cervin est une expérience émotionnelle hors du commun. Pour réduire le coût d’un tel déplacement, il y a des astuces : partir à plusieurs pour partager les frais de transport et d’hébergement, réserver votre dossard tôt dans la saison, apporter quelques provisions… Ah, dernier argument pour vous convaincre : l’organisation est au top ! Balisage irréprochable, site de départ et d’arrivée léché, cadeaux participants de très bonne facture (un porte-dossard, des chaussettes Compressport, un tour de poignet Compressport, une médaille de finisher et un tee-shirt Scott finisher !). Ici, on bichonne le coureur !

Pour découvrir l’événement, rendez-vous sur matterhorn.ultraks.com 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s