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Le gluten, mon meilleur ennemi

La nutrition, c’est comme les fringues : il y a des modes et des styles que chacun adopte pour appartenir à une communauté, se différencier à tout prix ou être simplement tendance. Depuis quelques temps, nombreux sont ceux (notamment parmi les sportifs) qui adoptent des régimes d’exclusion, en particulier sans gluten. Chercher à se sentir mieux dans son corps, à prendre soin de santé et à faire disparaître des symptômes désagréables ne peut qu’être salué : la lutte contre la malbouffe me semble être une priorité car l’alimentation est une composante fondamentale de notre santé, ainsi que de notre rapport à la nature et au monde. Cependant j’ai un peu de mal à comprendre pourquoi tant de personnes s’empoisonnent la vie en adoptant un régime exclusif sous prétexte que tout le monde en vante les mérites. Moi-même allergique avérée au gluten, je sais à quel point il peut être contraignant de « manger sans ». Oh, on s’habitue, on cuisine différemment, on découvre de nouvelles saveurs, on se régale réellement ! Mais quelle poisse de faire la chasse au blé dans un menu au restaurant, d’enquiquiner les amis quand on est invité à dîner (ou de ne pas oser dire qu’on est allergique et de se retrouver à table devant un taboulé ou une quiche…) et de payer cash le moindre écart volontaire ou involontaire !

Non, je n’ai pas ma dose d’adrénaline dans ma poche, ni mes cachets de corticoïdes, ni ma Ventoline. Heureusement, mon allergie « se limite » (si j’ose dire, car elle est bien assez pénible comme ça) à des réactions cutanées. Une p’tite bière pour récupérer après un trail ? Vlan, une crise d’eczéma dans la foulée ! Un minuscule morceau de gâteau au chocolat pour fêter un anniversaire ? Paf, une éruption de boutons (sans parler des maux de ventre). Un voyage à l’étranger au programme ? Bon, commençons par remplir la valise de produits sans gluten, on verra ensuite s’il reste de la place pour les fringues… Je vous passe les détails, mais autant vous dire que ce n’est pas rigolo d’être vraiment allergique.

Alors non, je ne comprends pas pourquoi tant de personnes s’infligent ce régime, même si je sais pertinemment que le gluten est à l’origine de nombreuses pathologies. Je reste persuadée qu’en choisissant soigneusement ses aliments, on échappe aux effets délétères de certaines substances (lactose, traitements chimiques, etc.). Produits non transformés et non industriels, frais et locaux de préférence, agriculture biologique et biodynamique, cuisine maison : les solutions existent pour éviter d’avoir à plonger dans les régimes d’exclusion pénibles non seulement pour soi-même, mais aussi pour son entourage. Et même si l’on décide de supprimer certains aliments sans y être allergique, il ne faut pas tomber dans la rigidité absolue : un écart de temps en temps ne fait pas de mal… voire fait grand bien au moral ! Je ne suis pas allergique au lait, mais j’ai tendance à être plutôt intolérante au lactose. Du coup, je ne mange plus de produits laitiers… mais qu’est-ce que j’apprécie de déguster des glaces en été ! C’est dans ces moments-là que je réalise que la rareté sublime le bonheur. Bref, s’il vous plaît, prenez soin de votre assiette, mais ne cédez pas aux modes nutritionnelles : mangez de tout, mangez sainement… et faites-vous plaisir !

Adieu pasta party... et vive le riz !

Adieu pasta party… et vive le riz !

Allergie et intolérance : petit topo pour cesser de les confondre 

Le docteur Laurence Plumey, médecin nutritionniste et diététicienne, auteur d’ouvrages et professeur, distingue clairement l’allergie et l’intolérance. Vous n’aurez donc plus aucune raison de confondre les deux, mais un excellent prétexte d’aller consulter un allergologue pour lever vos doutes.

« L’allergie est un processus immunitaire : vous fabriquez à votre insu des anticorps de type IgE dirigés contre la ou les protéines d’un aliment et qui, en présence de cet aliment, vont provoquer la libération d’histamine ou la mobilisation de cellules provoquant une réaction inflammatoire responsable des signes de l’allergie : urticaire, diarrhées, vomissements, œdèmes, crise d’asthme, voire état de choc anaphylactique (chute brutale de la tension artérielle). La réaction est quasi immédiate et se traite avec des anti-histaminiques, des corticoïdes, de la ventoline ou de l’adrénaline, selon la nature des signes. Suite au diagnostic fait par l’allergologue (présence de taux élevés d’IgE dans le sang et tests cutanés), il faut supprimer totalement l’aliment en cause car même à l’état de traces il est capable de déclencher une très forte réaction allergique. Certaines allergies sont transitoires alors que d’autres sont définitives. Le plus souvent, l’allergologue tente des réintroductions progressives sous contrôle médical et à très petites doses, pour désensibiliser l’organisme et induire à nouveau la tolérance.Typiquement, on peut être allergique aux protéines de lait de vache, au poisson, aux fruits de mer, à l’arachide, aux protéines d’œuf…

L’intolérance est un trouble de la digestion qui n’implique pas les anticorps, mais plutôt soit des enzymes digestives déficientes, soit des molécules présentes dans l’aliment qui déclenchent des réactions inflammatoires (comme l’histamine de certains poissons, ou les sulfites de certains vins). L’intolérance la plus courante concerne le lait de vache et autres mammifères, par manque d’efficacité de la lactase intestinale qui entraîne donc une mauvaise digestion du lactose du lait. Dans ce cas, les signes ne sont ni explosifs ni immédiats. Après consommation de lait, la personne ressent des ballonnements et un transit accéléré, rien de bien grave ! Le diagnostic est surtout un diagnostic d’élimination (on est sûr qu’il ne s’agit pas d’une allergie, car les tests sont négatifs) et la sanction est beaucoup moins lourde : il suffit d’en baisser les doses ou de prendre des produits avec très peu voire pas du tout de lactose en sachant que les réactions sont proportionnelles aux quantités que vous mangez (alors que dans l’allergie, vous pouvez avoir un réaction très grave pour des doses infinitésimalement petites). »

(extrait de http://www.paroledenutritionniste.com/blog)

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2 réflexions sur “Le gluten, mon meilleur ennemi

  1. La majorité des gens adorent se trouver une maladie, pas trop grave quand même …mais ça pose bien ! Je tiens une boutique de produits bio , depuis 20 ans .. Je pourrais faire une liste de tous les produits « miracles » apparus depuis 20 ans . Le régime sans gluten passe désormais pour un régime amincissant !

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