L’île Maurice. Un petit morceau de terre jeté dans l’océan Indien. Une destination qui suscite notre imagination d’Europées : l’océan et ses vagues écumantes, les plages de sable fin, les palmiers aux ramures oscillant dans le vent… mais aussi les complexes hôteliers de luxe avec leurs piscines immenses, leurs spas, leurs vastes chambres avec vue sur le large… et leur architecture moderne décalée dans un pays où la population vit surtout dans de petites maisons de béton et de tôle ondulée, loin de ce confort très occidental.

Après avoir volé 11 heures entre Paris et Maurice, me voilà sur cette île lointaine, curieuse de découvrir l’hémisphère Sud et cette ancienne colonie successivement hollandaise, française et britannique. Pas de vacances au programme, mais un événement d’exception : l’Indian Ocean Triathlon. Depuis 6 ans, cette épreuve réunit une bonne centaine de participants dans un cadre tout simplement idyllique : la natation se déroule dans le lagon du Morne Brabant, le parcours de vélo part à l’assaut de la montée de Chamarel et la course à pied se termine sur la plage du Morne, sous les cocotiers…

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Chaque année, plusieurs champions de triathlon honorent l’événement de leur présence. Nous étions ainsi une bonne trentaine à trottiner aujourd’hui dans le sillage de Frédéric Belaubre, Charlotte Morel et Tomy Degham. Un footing teinté de couleurs mauriciennes : après un départ du complexe hôtelier, direction le bord de l’océan et la plage, baignée de soleil. Courte incursion dans un champ de canne à sucre où régnait une odeur très particulière qui me rappelait celle du sucre complet, un mélange indéfinissable de caramel et de réglisse. Notre petit groupe courait à l’unisson : les champions, les triathlètes chevronnés et les débutants cheminaient ensemble dans une ambiance détendue et conviviale. Le sport, c’est aussi cette magie-là : le partage de quelques instants hors du temps, sans frontière entre les individus, tout simplement parce que l’on est présent au même moment, au même endroit, avec la même passion au fond de soi.

Demain, place à la reconnaissance du parcours vélo. Et il paraît que la côte de Chamarel en effraie plus d’un…

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