Enfiler un short et un tee-shirt, chausser les baskets, partir trotter sur un circuit très familier (je parie que vous connaissez le moindre caillou et vos temps de passage sur votre itinéraire favori !) : s’entraîner peut parfois sembler (trop) routinier. Et si vous tentiez de briser le train-train du training en essayant d’autres approches ? OK, il faut parfois être motivé pour tester les méthodes que je vous présenterai dans cette websérie. Mais si vous voulez vraiment introduire de l’originalité dans votre pratique, vous serez peut-être séduit !

Episode 1 : Courir pieds nus

La mode du minimalisme a déjà suscité de nombreux débats quant aux vertus de la marche et de la course « naturelles », autrement dit sans le carcan des chaussures de running classiques. Le principal argument des pro-minimalistes consiste à affirmer que le pied humain, à force d’être ultra protégé par des technologies perfectionnées, a perdu sa fonction originelle d’amorti. Sans relancer la polémique, considérons plutôt l’intérêt de courir pieds nus. D’après Philippe Propage, entraîneur de nombreux champions et coach de l’équipe de France de trail et de 24 heures, « cette pratique permet de retrouver des sensations naturelles et de développer les capacités amortissantes du pied. Elle rappelle au corps que la nature nous avait initialement dotés d’amortisseurs. » Autant dire qu’on redevient un peu primate quand on gambade les orteils à l’air !

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Intérêts

  • Développement de l’amorti naturel du pied, de son dynamisme et des muscles associés.
  • Amélioration du ressenti des appuis du pied au sol.

Pour qui ?

  • Surtout pour les coureurs sur route et sur piste.
  • Pour les trailers, l’intérêt est moindre car le terrain d’entraînement est extrêmement varié, ce qui contraint déjà le pied à travailler différemment à chaque foulée.

Quand et où ?

  • Après une séance d’entraînement, récupérer pieds nus sur une pelouse (pour avoir pratiqué cette méthode pendant des années, je peux vous assurer que les sensations sont épatantes !)
  • A la mer, courir pieds nus dans le sable.

Risques et limites

  • Le corps n’étant pas habitué à évoluer sans chaussures, mieux vaut courir pieds nus sur de courtes distances pour commencer avant d’augmenter progressivement le kilométrage.
  • Attention aux risques de coupures ! La peau, protégée en permanence par des chaussures, n’est plus accoutumée au contact brut avec le sol où, de surcroît, il peut y avoir des objets tranchants.
  • Si le sable ou la pelouse restent confortables pour nos tendres petons, un chemin gravillonné ou, pire, un sentier sont nettement moins adaptés à un footing sans chaussures !

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