Frontale, qui es-tu ?

Il n’y a aucun doute : la plupart d’entre vous va me juger complètement ridicule. Malgré mes 20 ans de licence FFA et mes presque cinq ans de trail, je n’ai jamais couru avec une lampe frontale sur la tête. Trotter de nuit est une expérience totalement inconnue pour moi et j’avoue que j’angoisse un peu à l’idée de partir vendredi matin sur le Marathon du Larzac avant le lever du soleil… Je m’imagine déjà dans le noir et, me connaissant, je sais d’avance que je risque de buter sur le premier caillou et de me prendre les pieds dans la première racine ! Bon, restons calme et examinons la situation avec rationalité.

Commençons par choisir une frontale. J’ai entre les mains trois modèles que je n’ai jusqu’à présent jamais utilisés, hormis pour bouquiner dans le dortoir d’un refuge ou chercher une bricole dans mon sac à dos lors d’un bivouac. Il y a le modèle de base, ultra simple à utiliser : on appuie sur le bouton et hop ! la lumière jaillit ! Mais le bandeau n’est pas super confortable et j’ai l’impression que la puissance laisse à désirer. Passons au deuxième modèle : là, on peut dire que la marque a bien bossé, le bandeau est au top. Par contre, côté simplicité, faudra repasser… J’ai beau avoir des reflets blonds dans les cheveux et m’accorder des circonstances atténuantes, je me dis qu’il doit falloir un bac + 15 pour arriver à comprendre comment on met en marche l’animal. Une fois allumée, le faisceau a l’air assez satisfaisant. Ceci dit, difficile de juger l’affaire en plein jour dans son salon… Terminons par le dernier modèle qui ne m’attire pas du tout avec sa batterie déportée à l’arrière du crâne. C’est encombrant, mais y’a pas à dire, ça envoie du lumen ! On croirait avoir un phare sur le front ! L’encombrement me paraît cependant excessif vu que j’aurai moins d’une heure à supporter dans le noir vendredi. TrailArdechois12-0005

Finalement, mon choix se porte sur le modèle intermédiaire : ni trop basique, ni trop élaboré. J’ai encore 48 heures pour comprendre toutes les subtilités de cette machine infernale qui, je le sens, ne m’évitera guère les croche-pattes traîtres des racines et des cailloux… J’ai beau avoir lu de nombreux articles sur le sujet, courir de nuit reste encore un grand mystère. Je ne peux qu’imaginer toutes les qualités dont il faudra faire preuve dans l’obscurité du Larzac : anticipation du terrain, proprioception, accoutumance de la vision aux ténèbres… et peut-être opportunisme si le voisin est équipé d’une lampe plus performante !

Une certitude : même si je ne sors pas indemne de cet épisode nocturne, je suis heureuse à l’idée de découvrir de nouvelles sensations. J’ai hâte de savoir ce que l’on éprouve quand on trotte dans le noir. Est-ce que le temps prend une nouvelle dimension ? Est-ce que les minutes passent plus vite ? Ou au contraire plus lentement ?… Réponse vendredi matin à 7 heures sur les sentiers des causses.

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