Après avoir recueilli les impressions de Julien Rancon et Nicolas Martin, voici ce que m’a confié Céline Lafaye (team Scott Odlo Les Saisies) qui sera elle aussi au départ de Sierre Zinal ce week-end.

Quel est ton objectif ?

Mon objectif est plutôt chronométrique. C’est l’une des rares course où le chrono veut dire quelque chose car le parcours est le même depuis sa première édition. Mon meilleur temps est de 3h15 en 2011, ce qui m’avait permis de prendre la 3ème place. Ensuite, en 2012, j’avais mis 3h18. Compte tenu de ma forme ces derniers temps, j’aimerais bien faire moins de 3h20. C’est une course très exigeante (la plus difficile que j’ai faite !) et une mauvaise gestion peut avoir de grosses répercussions… Il faut également être très fort dans sa tête. Donc l’idée est d’essayer de prendre plaisir au maximum pour performer… En termes de place, à la vue de la concurrence, je pense qu’un top 10 sera déjà pas mal !

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Quelle place occupe cette course dans ta saison ?

Sierre Zinal est une course que je commence à bien connaître et c’est toujours pour moi une joie d’aller arpenter les si beaux chemins qui mènent au petit village de Zinal avec une organisation du tonnerre. C’est l’un des grands rendez-vous de l’année en course en montagne et je le place comme un véritable objectif dans ma saison. On a l’occasion de courir aux côtés des meilleurs. Ce n’est pas pour rien s’il y a un tel plateau ! L’organisation fait un travail énorme pour que tout le monde s’y sente bien.

Quels sont les sentiments que tu éprouves à quelques heures de l’épreuve ?

Du stress, car c’est une course très difficile et un petit coup de moins bien ne pardonne pas… J’y ai connu à la fois le bonheur avec ma troisième place en 2011, mais aussi des grosses déceptions avec mon abandon en 2009 et ma très mauvaise course de l’an dernier… Mais c’est surtout un stress face à moi-même… J’éprouve beaucoup de bonheur et d’envie d’aller à cette fête de la course à pied. C’est l’occasion de partager des moments forts avec les meilleurs athlètes de la discipline. A force, on se fait des amis et c’est vraiment chouette. C’est l’occasion également de parler un peu anglais ! Surtout, je ressens beaucoup, beaucoup d’humilité car même s’il m’arrive de gagner quelques épreuves, faire des courses comme celle-là avec un tel plateau te remet assez vite les pieds sur terre si par hasard tu ne les avais plus !

 

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