Hé oui, cette passionnante websérie touche à sa fin ! Après quatre épisodes palpitants, voici le dernier opus de cette saga consacrée à des techniques de running alternatives. Aujourd’hui, il s’agit de courir… les yeux fermés !

Dans le registre du « n’importe quoi », l’idée saugrenue de courir les yeux fermés figure indéniablement en haut de l’affiche. Voilà le meilleur moyen de se payer de jolis vols planés et de se casser les dents ! Bien entendu, il n’est pas question de s’amuser à parcourir des centaines de mètres à l’aveugle – à moins d’avoir un guide à ses côtés ou un bon dentiste sous la main.

Annuler un sens, en l’occurrence la vue, permet d’accroître considérablement ce que l’on perçoit avec tous les autres organes sensoriels. Autrement dit, lorsque vous courez en fermant les yeux, la perception de tout votre corps sera différente : vous sentirez davantage vos appuis au sol, votre posture, votre équilibre. En termes plus techniques, fermer les yeux permet de développer la proprioception qui correspond à la perception des membres, de leur position et de leurs mouvements dans l’espace sans recourir à la vue. La proprioception se décompose en deux dimensions :

  • d’une part, la statesthésie, qui concerne la position des segments les uns par rapports aux autres ;
  • d’autre part, la kinesthésie, qui a trait aux déplacements des membres en termes de vitesse et de direction.

Tous ces mécanismes entrent en jeu dans l’équilibre, les mouvements et la coordination générale. Conclusion : intégrer des exercices réalisés les yeux fermés à votre entraînement vous permettra d’améliorer vos réflexes, votre équilibre et la perception de votre schéma corporel.

Intérêt

  • Amélioration de la proprioception.

Pour qui ?

  • Pour tous ceux qui souhaitent améliorer la perception de leur foulée, de leurs mouvements, de leurs réflexes.
  • Les trailers et coureurs en montagne exercent leur proprioception du fait même du terrain sur lequel ils s’entraînent, l’irrégularité constante du sol impliquant un incessant travail proprioceptif.
  • Les coureurs sur route et sur piste tireront des bénéfices intéressants de la pratique régulière d’exercices les yeux fermés.

Quand et où ?

  • Plutôt sur un terrain régulier et plat pour éviter les chutes.
  • Eventuellement en nature mais sur quelques foulées seulement.
  • En guise d’exercices éducatifs pendant l’échauffement ou au cours d’une séance de préparation physique générale.

Risques et limites

  • Déséquilibres et gamelles en tous genres !
  • Courir les yeux fermés est évidemment beaucoup moins risqué sur une piste d’athlétisme ou sur une route plane que sur un sentier de montagne accidenté.

Ah, j’allais oublier un dernier conseil ! Le jour où vous décidez de tester cette technique, équipez-vous… protège-dents obligatoire !  😉

 

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