Comme si courir n’était pas assez dur comme ça, certains se plaisent à trottiner avec du poids supplémentaire. Hé oui, il y a des fous partout !  😉  Leur stratégie ? Non, ils ne prennent pas volontairement quelques kilos (ce serait trop beau de se goinfrer pour la bonne cause !), mais ils placent des lests à différents endroits du corps : aux chevilles, aux poignets, sur le dos… Bref, le principe est simple : courir lesté !

Courir lesté

L’inventivité en la matière n’a pas de limites : sur terrain accidenté, les bracelets, gilets lestés et sacs à dos ont la cote tandis que, sur piste, il s’agit parfois de tracter un pneu ou un poids en fonte derrière soi. Ces pratiques, assez répandues il y a quelques années, sont aujourd’hui plus rares.

« Devoir produire un effort supplémentaire pour assumer la charge permet certes de travailler musculairement mais cela engendre aussi des gestes parasites de compensation qui nuisent à une bonne gestuelle », affirme Julien Rancon, multiple champion de France de course en montagne et trail.

« Mieux vaut faire du renforcement musculaire en bonne et due forme », poursuit Philippe Propage, entraîneur et sélectionneur de l’équipe de France de trail et de 24 heures.

Il n’empêche que les ultratrailers qui doivent courir pendant de longues heures avec un sac à dos ont tout intérêt à s’habituer, lors de leurs entraînements, à porter la charge qu’ils auront à porter le jour de la compétition. « A l’entraînement, il faut toujours chercher à reproduire le plus fidèlement possible les conditions de course », assène Philippe Propage.

Intérêts

• Travail de renforcement musculaire.
• Reproduction des conditions de course lorsqu’il s’agit de porter un sac à dos, par exemple.

Pour qui ?

• Pour les coureurs préparant une épreuve nécessitant le portage de matériel (sac à dos, bâtons, réserves d’eau…).
• Pour ceux qui souhaitent réaliser un travail de renforcement musculaire tout en pratiquant la course à pied.

Quand et où ?

• L’ajout de lests, quelle que soit leur forme (bracelets, sacs…), concerne tout type d’entraînement.
• Pour réaliser du renforcement musculaire, on peut réaliser des bondissements ou des séquences courtes de course en montée avec une surcharge.

Risques et limites

• Eventuelle dégradation de la gestuelle pour compenser l’effort qu’implique le portage du lest. Le risque de moins bien courir est peut-être plus préjudiciable que le fait d’avoir un peu moins de puissance.
• Accroissement des micro-traumatismes en raison du poids supplémentaire.

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