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Running et obésité : la guerre des kilos (deuxième partie)

La semaine dernière, je vous proposais de découvrir un dossier récemment publié dans Trails Endurance Mag. En toute logique, voici la deuxième partie de ce sujet consacré à l’obésité. 

D’un excès à l’autre ?

De la boulimie alimentaire à la boulimie de sport, il n’y a qu’un pas. Qui est apparemment vite franchi, pour peu que la volonté de perdre du poids devienne l’objet d’un défi personnel. En effet, l’obésité se caractérise fréquemment par une relation complexe à la nourriture et des compulsions qui conduisent à l’ingestion de quantités excessives d’aliments. Or, plus on grossit, moins on est capable de pratiquer une activité physique et moins on bouge, plus on grossit. « Pour maigrir, il faut associer une restriction énergétique et une activité physique », confirme le Docteur Michel Guinot, médecin du sport au CHU de Grenoble. « Le principe est simple : pour perdre du poids, il faut qu’un déficit énergétique conduise l’organisme à puiser les ressources nécessaires à son fonctionnement ailleurs que dans l’alimentation. » Mais, en cas de déséquilibre nutritionnel, une fatigue délétère s’installe, le corps allant chercher l’énergie dans les os, le système immunitaire, les muscles… « Il est donc important de se faire accompagner par un médecin ou un diététicien pour supporter dans la durée ce déficit énergétique et ne pas subir de plein fouet la fatigue », recommande le Docteur Michel Guinot. « La fatigue sera d’autant plus marquée que la personne obèse se remettra à pratiquer une activité physique alors qu’elle ne bougeait pas du tout auparavant. » C’est d’ailleurs vers un nutritionniste que Marie Rousset s’est tournée pour être guidée sur le chemin de l’amaigrissement et éviter de tomber dans l’excès en supprimant tout de son assiette. Maintenir un apport suffisant de protéines, garder une part de féculents lorsque l’activité physique devient plus intense et privilégier les bons lipides s’est ainsi révélé nécessaire.

Marie Rousset, avant de se mettre au sport…

Une transformation spectaculaire !

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais la perte de poids peut rapidement évoluer vers une obsession : s’entraîner toujours davantage et contrôler toujours plus l’alimentation pour ne pas (re)grossir. Eric Marteau admet qu’il est « passé d’une dépendance à l’autre » et qu’une « compensation s’est faite entre la nourriture et le sport ». Stéphane Chassignol abonde en ce sens, lui qui éprouve encore aujourd’hui des difficultés à maintenir son poids et à observer une hygiène de vie irréprochable : « La relation à l’alimentation est anormale lorsqu’on est obèse. Par période, ça va bien, mais il y a des rechutes qu’on sent venir. La course à pied, le vélo et le ski me permettent de maintenir un poids normal. Je ne peux plus imaginer ma vie sans sport et sans montagne. J’ai remplacé une drogue par une autre, finalement. » Pour Marie Rousset aussi, l’activité physique est devenue une composante centrale de sa vie quotidienne qu’elle pimente de défis réguliers. « Après avoir été addict à la nourriture, je suis devenue addict aux challenges. Alors je cours régulièrement des marathons », raconte-t-elle. « De toute façon, sans sport, je reprends du poids. Mais parfois je fais du sport plus par contrainte que par plaisir… »

 

Perte de poids… et d’identité ?

Pour tous ces anciens obèses devenus sportifs inconditionnels, l’amaigrissement s’est accompagné d’un changement de vie radical. A l’oisiveté physique s’est substituée une activité débordante. Alors, forcément, le choc a parfois été difficile et la rupture brutale. « Beaucoup de personnes que je côtoyais ne me reconnaissent pas et sont souvent gênés. En fait, ma transformation est plus difficile à vivre pour les autres que pour moi », raconte Ludovic Dromard. De son côté, Eric Marteau, l’ancien cuisinier fêtard, a largué ses amarres bretonnes pour poser ses valises en Haute Savoie où il a changé de métier et de milieu. « Il m’était indispensable de ne plus avoir tout le temps de la nourriture devant moi », confirme Eric. « Certains de mes amis bretons ont compris, d’autres non. Ici, à Thônes, quand je dis que je pesais 120 kg, on ne me croit pas… »

Chaque course est une victoire !

Parce que perdre beaucoup de poids introduit une véritable révolution au quotidien, qu’il s’agisse du mode de vie ou même de la manière de penser, une césure est fréquente : il y a toujours un avant et un après amaigrissement, pas toujours aisé à gérer psychologiquement. « Ma perte de poids a induit de gros changements : j’ai divorcé, je me suis acheté un chalet à la montagne pour y passer tout mon temps disponible et faire du sport, j’ai changé de métier, je suis aussi plus calme qu’auparavant », affirme Stéphane Chassignol. Pour faire face de manière pérenne et saine à de telles métamorphoses, une approche multidisciplinaire se révèle d’un grand secours. Centrée autour du médecin traitant, la démarche d’amaigrissement mérite de faire appel à des spécialistes : diététicien, kinésithérapeute, psychologue… « Pour un obèse, perdre du poids constitue un véritable challenge », estime le Docteur Michel Guinot. « Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que tout le monde peut y arriver. C’est comme les coureurs qui affirment que tout le monde peut faire 2h30 au marathon. Non, ce n’est pas à la portée de tout le monde. » La réussite de Ludovic, Stéphane, Thomas, Eric et Marie force d’autant plus l’admiration qu’elle incarne la puissance d’une qualité utile non seulement pour maigrir, mais aussi pour courir : la capacité à se donner à fond pour atteindre un objectif.

 


Les grades de l’obésité

L’IMC est l’indice de masse corporelle qui se calcule à l’aide de la formule suivante : IMC = poids (en kg) / taille (en mètres)2

  • Obésité : IMC > 30
  • Grade 1 (obésité modérée ou commune) : IMC 30 – 34,9
  • Grade 2 (obésité sévère) : IMC 35 – 39,9
  • Grade 3 (obésité massive ou morbide) : IMC > 40

 

 


Le running, la bonne idée pour maigrir ?

Si la course à pied semble être la discipline la plus accessible, elle n’est pourtant pas franchement la plus indiquée lorsqu’on souffre d’obésité. Pourquoi ? Parce que courir implique des chocs répétés au sol qui malmènent les articulations. Pour commencer, mieux vaut se tourner vers des sports portés (natation, vélo…) ou glissés (ski de fond, roller…). « En fait, tout dépend de la condition physique préalable », précise le Docteur Michel Guinot. « Il faut profiter du projet d’amaigrissement pour dresser un bilan de santé complet. Celui-ci permet d’évaluer la condition physique, de vérifier l’état de l’appareil musculo-squelettique ou encore d’appréhender les facteurs de risques cardio-vasculaires. »


 

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Running et obésité : la guerre des kilos (première partie)

 

Courir pour mincir un peu est d’une banalité désarmante. Courir avec deux ou trois kilos en trop est d’une pesanteur déprimante. Mais courir avec 60 kg de surpoids paraît complètement surréaliste. Pourtant ils l’ont fait ! Vaincre l’obésité grâce au running est bien plus qu’un défi : c’est le combat de toute une vie. Témoignages et explications dans cet article paru au printemps dans Trails Endurance Mag.

Le phénomène n’est ni nouveau, ni spécifiquement français. Par contre, il est franchement inquiétant : partout dans le monde, l’obésité sévit et ne cesse de progresser. Sur la planète, le surpoids concerne la bagatelle de 1,4 milliard de personnes âgées de plus 20 ans et ce chiffre devrait atteindre 3,3 milliards d’ici 2030. Enorme. En France, l’évolution n’est guère plus enthousiasmante puisque 6,5 millions de personnes sont considérées obèses, soit 14,5 % de la population adulte. D’après l’INSERM, l’obésité est un « excès de masse grasse qui entraîne des inconvénients pour la santé et réduit l’espérance de vie ». Elle résulte « d’un déséquilibre entre les apports et les dépenses énergétiques » qui aboutit à « une inflation des réserves stockées dans le tissu graisseux, qui entraîne elle-même de nombreuses complications ». Parmi ces dernières, citons pêle-mêle les maladies cardio-vasculaires, le diabète, l’hypertension artérielle, l’apnée du sommeil, les maladies articulaires ou encore les risques accrus de certains cancers. Bref, un vrai cocktail explosif.

Ludovic Dromard, ancien obèse et finisher du Marathon des Sables !

La chirurgie à la rescousse

C’est d’ailleurs en prenant conscience des risques qu’il encourait que Ludovic Dromard a décidé de prendre le taureau par les cornes. « Je ne me voyais pas grossir alors que je prenais pourtant des kilos chaque semaine », évoque le quadragénaire. « J’étais en obésité morbide 3 (cf. encadré) et j’éprouvais des difficultés à faire des gestes simples du quotidien, comme enfiler des chaussettes. Je venais d’être papa de ma première fille, la quarantaine approchait… et j’ai pris conscience que je risquais d’y laisser ma santé. » En 2012, Ludovic décide donc de subir un bypass, lourde opération chirurgicale consistant à couper les 8/10e de l’estomac et une partie des intestins. « Mais la chirurgie n’est pas miraculeuse. Ce n’est qu’une aide à un moment donné. Elle ne peut pas fonctionner si l’on ne se donne pas les moyens de réussir », assène-t-il. De nombreux obèses recourent à d’autres méthodes telles que la gastroplastie (anneau gastrique). Après avoir tenté en vain différents régimes, Stéphane Chassignol, qui pèse alors 130 kg, choisit cette option en 2006 suite à une banale conversation. « J’ai rencontré un trailer qui m’a parlé de l’UTMB. Je me suis dit que je devais faire cette course, mais c’était un pari très compliqué avec mon poids… Alors je me suis décidé à me faire poser un anneau gastrique. »

Eric Marteau lorsqu’il menait une vie d’excès…

Aujourd’hui, il atteint d’autres sommets !

 

 

 

 

 

 

Si la chirurgie contraint à réduire les quantités d’aliments absorbés, elle ne résout pas toutes les causes du surpoids, notamment les paramètres psychologiques. Sans une volonté à toute épreuve, l’amaigrissement semble voué à l’échec. Certains obèses osent d’ailleurs se lancer en solo, sans aide médicale ni accompagnement. Eric Marteau, cuisinier breton et bon vivant, était un adepte des soirées bien arrosées et du grignotage à toute heure du jour et de la nuit. A tel point qu’il pesait 117 kg en 2010. « Et puis je suis parti en Mongolie où j’ai rencontré une chamane. A mon retour, tout a changé. Ce voyage a joué le rôle d’étincelle. Je me suis mis à supprimer plein de choses de mon alimentation et à faire du sport », raconte Eric qui, enfant, pratiquait le football, la natation et le triathlon. Avec une telle révolution quotidienne, la balance lui sourit forcément : 10 kg s’envolent en six mois. En trois ans et demi, le Breton passe de 117 à 63 kg et change totalement de vie. Il s’installe en Haute Savoie, se reconvertit en saisonnier et devient accro aux sports de montagne : trail, ski alpinisme, ski roues, vélo, natation… « Le sport m’a transformé. J’ai une existence et une philosophie de vie totalement différentes », confie-t-il. Thomas Desprez, jeune Mauriennais d’une vingtaine d’années, prend conscience de son obésité alors qu’il marche au-dessus de chez lui pour faire des photos. « J’ai presque fait un malaise à la fin de la montée et je me suis dit que ce n’était pas normal. Sans savoir pourquoi, je suis redescendu en courant. Quelques jours plus tard, je suis allé courir à plat. Mes douleurs sont passées petit à petit, mais il a fallu beaucoup de volonté et de détermination », raconte Thomas. Pour Marie Rousset, qui est parvenue à perdre 60 kg toute seule, l’option chirurgicale a été volontairement laissée de côté. « Je lutte contre l’idée selon laquelle l’opération est la seule solution lorsqu’on est obèse. Non, l’obésité n’est pas une fatalité, on peut perdre du poids en réduisant ses apports caloriques et en augmentant son activité physique. » Après avoir eu honte de son surpoids alors qu’elle participait à une émission de télévision aux côtés de son cousin présentateur, Marie a un véritable déclic. Elle se reprend en main du jour au lendemain, supprime énormément d’aliments, commence à pratiquer le vélo elliptique à une cadence effrénée, puis la natation, puis la course à pied. Elle cumule jusqu’à 5 heures de sport par jour et 30 heures par semaine !

 

Les témoins

Eric Marteau : « Il faut se donner du temps »
Taille : 1,75 m
Poids initial : 117 kg
Poids actuel : 67 kg
Âge : 37 ans
Profession : saisonnier
« Les effets du sport sur le corps sont étonnants. On se sent tellement plus libre ! J’ai mis six ou sept ans avant de parvenir à un poids et une alimentation stables. J’ai appris à ré-aimer le sport. Maintenant, c’est dur de m’en passer. Mais être obnubilé par son poids empêche d’éprouver du plaisir lorsqu’on mange ou qu’on fait du sport. Or le plaisir est à la base de la réussite. Le sport m’a transformé. Je suis devenu une autre personne. Lorsqu’on veut maigrir, il faut se donner du temps. Maigrir vite n’est ni durable ni sain. »  

Ludovic Dromard : « Un combat quotidien »
Poids initial : 131 kg
Poids actuel : 71 kg
Âge : 42 ans
Profession : chef d’entreprise
« La chirurgie n’est qu’une aide à un moment donné. Il faut réapprendre à manger, reprendre une activité physique. Après mon opération, je savais que les cartes étaient entre mes mains. Les obèses ne guérissent pas, ils sont malades toute leur vie et doivent faire attention en permanence pour ne pas reprendre de poids. C’est un combat quotidien. En restant vigilant, ce qui n’exclut pas de se faire plaisir en mangeant, la perte de poids est durable. De toute façon, la balance nous rappelle à l’ordre au moindre écart ! »

Thomas Desprez : « La plus belle chose qui me soit arrivée »
Taille : 1,70 m
Poids initial : 110 kg
Poids actuel : 60 kg
Âge : 24 ans
Profession : tourneur sur machine-outil
« Durant les deux premières années, j’ai toujours fait mes footings seul car, chaque jour, j’essayais de faire mieux que la veille, me battant uniquement contre moi-même. J’étais déterminé, sûr de moi. Je savais que c’était possible d’y arriver seul ! Ma manière de vivre a changé. Lorsque quelque chose me paraît difficile, je me dis que je peux forcément y arriver au bout d’un moment. Cette perte de poids est la plus belle chose qui me soit arrivée. J’en suis vraiment fier, et ma famille aussi. »

Stéphane Chassignol : « On ne guérit jamais vraiment »
Taille : 1,70 m
Poids initial : 130 kg
Poids actuel : 87 kg
Âge : 46 ans
Profession : conseiller du secrétaire d’état aux sports pour les sports de nature
« J’ai suivi de nombreux régimes, aucun n’a marché. Alors je me suis fait opérer, puis j’ai commencé à faire du sport : d’abord du VTT, puis du trail. Mais mon poids a beaucoup fluctué et fluctue encore. Quand mon poids est satisfaisant, c’est que je fais du sport. Sport et poids sont liés, ne serait-ce qu’à cause de ce qu’implique un entraînement : il faut faire attention à ce qu’on mange avant d’aller courir, à l’hygiène de vie avant une course. On n’est pas obèse par hasard. C’est une maladie et je suis tenté de dire qu’on ne guérit jamais vraiment. Il faudrait parvenir à se transformer psychologiquement pour guérir car l’obésité traduit une relation anormale à l’alimentation. »   

Marie Rousset : « J’ai retrouvé confiance en moi »
Taille : 1,63 m
Poids initial : 120 kg
Poids actuel : 65 kg
Âge : 38 ans
Profession : personnel au sol chez Air France
« J’ai retrouvé confiance en moi grâce à cette perte de poids. Je crois que tout le monde – ma famille, mes amis, mes collègues – étaient fiers que j’y sois arrivée. Pendant longtemps, j’ai gardé dans ma tête l’image de grosse que j’étais. Même après avoir perdu beaucoup de poids, je me regardais toujours dans les miroirs ou les vitres pour vérifier que je n’étais plus celle d’avant. J’ai fait une véritable razzia dans les boutiques de vêtements ! Maigrir, c’est à 90 % dans la tête. »

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Websérie : Défis running en tous genres. Episode 1 : objectif poids

Pour se motiver, rien de tel que se lancer des défis ! Voici une websérie qui vous propose des challenges personnels, qu’il s’agisse de poids, de santé, de mental, de chrono, d’entraînement, de plaisir, de communauté, de matériel, de voyage…  Pour commencer, voici trois défis liés à un objectif : le poids !

Défi n°1 : Gagner du muscle

L’objectif : Augmenter ma masse musculaire

Le plan pour l’atteindre :

  • Pratiquer la musculation adaptée à la course à pied (foulées bondissantes, montées d’escaliers, sauts d’obstacles…).
  • Pour accroître la masse musculaire et prendre du volume, il ne faut surtout pas réaliser d’effort d’endurance après une séance de musculation. Consommer des protéines et se reposer permet aux muscles de se construire et de se développer alors que courir épuise les réserves de glycogène et empêche aux muscles de prendre du volume.

Les conseils : Attention aux confusions ! Si vous souhaitez renforcer vos chaînes musculaires sans prendre de volume, vous devez réaliser des séances de musculation adaptées et effectuer un footing d’une durée conséquente (environ 1h) immédiatement après. En revanche, si vous voulez prendre du volume musculaire, privilégiez le repos après la séance de musculation. Enfin, pour ne pas vous blesser, recourez aux conseils d’un expert pour réaliser correctement les exercices.

 

Défi n°2 : Perdre 1, 5 ou 10 kg de masse grasse

L’objectif : Perdre de la graisse et non de l’eau ou du muscle.

Le plan pour l’atteindre : 4 règles à respecter :

  • Ne pas résister à la faim car, soumis à des restrictions, l’organisme réduit naturellement ses dépenses énergétiques.
  • Augmenter le nombre de repas quotidiens (manger plus souvent ne signifie pas forcément manger plus en quantité !).
  • Avoir une alimentation adaptée (part importante des glucides, réduction des lipides, apport normal de protéines).
  • Courir au moins 30 minutes et allonger le temps de course si possible.

Les conseils : Diététique et sport sont indissociables dès lors que la pratique d’une activité physique vise la perte de masse grasse. Soyez patients et persévérants ! Si vous avez le sentiment d’avoir déjà une alimentation et une pratique adaptées à l’amaigrissement (augmentation de la masse maigre aux dépens de la masse grasse), n’hésitez pas à consulter un diététicien du sport.

 

Défi n°3 : Affiner ma silhouette

L’objectif : Développer des muscles longilignes (et non volumineux)

Le plan pour l’atteindre : Exécuter des gestes explosifs le plus rapidement possible. 3 solutions :

  • Technique de course : courir plutôt sur l’avant du pied, sans s’écraser au sol ; faire des foulées bondissantes ; réaliser des sursauts verticaux sans plier les genoux afin de solliciter les mollets ; pratiquer de temps en temps la corde à sauter.
  • Terrain adapté : privilégier les sols durs (route, piste cyclable) plutôt que les terrains mous (sable, terre…) et préférer les itinéraires plats plutôt que les chemins vallonnés et montagnards.
  • Equipement : préférer des chaussures à semelles fines car un amorti trop important augmente le temps d’appui au sol et réduit la vitesse de contraction musculaire.

Les conseils : Ne soyez pas impatients ! Affiner votre silhouette est une vaste entreprise nécessitant plusieurs mois. Respectez également le principe de progressivité en modifiant votre technique et votre équipement petit à petit.